Faut-il investir dans une résidence pour étudiants ?

Un marché rémunérateur, une rentabilité locative attractive et une fiscalité avantageuse. L’investissement en résidence étudiante séduit de plus en plus les contribuables français souhaitant se constituer un complément de revenu. Le point dans cet article.

Tout savoir sur l’investissement dans une résidence pour étudiants

Une résidence étudiante est un groupe d’appartements (studios) meublés destinés à accueillir les futures diplômées des établissements d’enseignement supérieur. C’est pourquoi elles se situent à proximité des universités, des commerces et des transports en commun des grandes villes de France. Bien entendu, toutes les résidences étudiantes doivent respecter les normes imposées par la loi. Elles doivent en effet proposer des logements équipés (avec une cuisine équipée, une salle de bain aménagée, une laverie, etc.) et fonctionnels aux étudiants. Puisqu’il s’agit d’une résidence de service, un logement étudiant doit également proposer des prestations (accueil, petit déjeuner, fourniture de linge de maison et nettoyage réguliers des locaux) aux locataires. Les résidences étudiantes doivent aussi être occupées par 70 % d’étudiants sur une période de référence de trois mois.

Quels sont les avantages d’un investissement en résidence étudiante ?

Un marché en plein essor

Si le marché des résidences étudiantes est porteur en France, c’est surtout parce que la demande est toujours élevée par rapport à l’offre. Environ 60 % (contre 45 % il y a trois ans) des jeunes Français quittent le domicile familial pour poursuivre leurs études dans une autre ville (éloignée). Quoi qu’il en soit, dans l’Hexagone, le nombre de logements étudiants n’est plus suffisant pour accueillir tous les bacheliers souhaitant intégrer un établissement d’enseignement supérieur. Afin de changer les choses, Valérie Pécresse, l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a soutenu lors de la Conférence nationale sur le Logement Étudiant en 2011 qu’il est impératif de multiplier par deux l’offre d’ici 2020. Ainsi, le nombre de résidences étudiantes passera de 340 000 logements étudiants à 680 000 d’ici deux ans. En tout cas, c’est une excellente nouvelle pour les nouveaux investisseurs.

Une fiscalité attractive

Investir dans une résidence étudiante avec le dispositif Censi-Bouvard donne droit à une réduction d’impôt à hauteur de 11 % du montant (hors taxe) de l’investissement dans la limite de 300 000 €. En investissant dans l’immobilier neuf, le contribuable pourra récupérer la totalité de la TVA sur le prix d’achat (six mois après la livraison du bien). Les frais réels engendrés par l’investissement sont entièrement déductibles. 100 % des intérêts d’emprunts sont également déductibles dans la limite des revenus de la même catégorie (BIC ou Bénéfices Industriels et Commerciaux). Bien entendu, pour bénéficier de l’avantage fiscal Censi-Bouvard, l’investisseur doit louer le studio du logement étudiant pendant neuf ans.

Une fiscalité attractive

Il est par ailleurs possible d’investir dans une résidence étudiante avec le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) afin de profiter d’une fiscalité particulièrement avantageuse. Cela permet en effet de récupérer la TVA sur le bien (studio), soit 19,6 % du prix d’achat. Grâce au principe de l’ARD (amortissement réputé différé), l’investisseur pourra amortir la valeur du bien. Si les revenus BIC (annuels) du contribuable sont inférieurs à 23 000 € HT, un abattement forfaitaire de 50 % s’applique sur ses recettes imposables. Bien évidemment, l’investisseur doit passer un bail commercial avec un gestionnaire pour espérer tirer un maximum de profit de son placement.

Un rendement locatif élevé et sécurisé

La rentabilité locative est toujours au rendez-vous dans le cadre d’un investissement en résidence étudiante. En fait, le rendement de ce type de placement immobilier se situe entre 4 et 4,10 %. Contrairement à un investissement locatif classique, investir dans un logement étudiant permet de percevoir un revenu régulier dans la durée.

Effectivement, en passant un bail commercial (9 ans en général) avec un exploitant (société de gestion), le gestionnaire s’engage à verser un loyer à l’acquéreur jusqu’à la fin du contrat signé, même si le bien n’est pas encore loué. Les vacances locatives sont également prises en charge par ce professionnel, car c’est lui qui s’occupe de la gestion locative du bien (neuf et meublé). Raison pour laquelle la plupart des investisseurs français n’hésitent plus à placer leurs argents dans des résidences étudiantes.

 

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